Mathieu CalloghanMathieu COLLOGHAN
« Gaza, comme un Guernica télévisé »
Huile sur toile – 130X100 CM – 2014.

Mathieu Colloghan dédie cette oeuvre à la campagne Artists for Palestine :
« Cette peinture – huile sur toile, 130X100- pourrait s’intituler « Gaza, comme un Guernica télévisé ». Il y a ces images, en Noir et blanc, qui étalaient dans les pages du magazine Regards le martyre de la ville de Guernica. Ces visages en larme, cette ville pulvérisée. Parmi les miettes de Guernica, des vieux à casquette, de vieilles femmes en noir et des chevaux qui semblaient tant archaïques face à la modernité des bombardements fascistes. Et puis surtout, sidérant, ce virage historique de la stratégie militaire franquiste : sciemment, il ne s’agissait pas pour Franco de détruire l’armée républicaine. Les bombardements visaient les civiles. Femmes, enfants. Vieux, jeunes. Chevaux, immeubles. A l’aveugle. Tout détruire. Tout pulvériser. L’acte de guerre dans ce qu’il a de plus barbare, injuste, infâme. Picasso l’avait bien saisit, cet instant de barbarie suspendu. Je ne suis pas Picasso et ma peinture, en citant son fameux « Guernica » ne fait que lui rendre humblement hommage. Car je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le martyre de Guernica et ce qu’ont -encore vécu- les Gazaouis. La même violence contre les civiles, la même passivité internationale. La même sidération.
Oui. Cette peinture s’intitule « Gaza, comme Guernica télévisé »
Mathieu Colloghan, peintre et dessinateur

http://colloghan.net/

Mathieu Colloghan dedicou esta obra a campanha Artists For Palestine :
« Esta pintura – óleo sobre tela, 130X100 – poderia chamar se « Gaza, como um Guernica na televisão ». Estas imagens, em preto e branco, espalhavam nas páginas da revista Regards o martírio da cidade de Guernica. Estes rostos cheios de lágrimas, esta cidade devastada. Entre as ruínas de Guernica, idosos de boné, idosas em preto e cavalos que pareçiam tão arcaicos frente a modernidade do bombardeio fascista. E, sobretudo, incompreensível, esta mudança histórica da estratégia militar franquista : para Franco não se tratava de destruir o Exército Republicano. O bombardeio visava a população civil. Mulheres, crianças. Idosos e jovens. Cavalos, prédios. Destruir tudo. Arruinar tudo. Cegamente. A guerra na sua forma mais bárbara, injusta, infame. Picasso tinha de fato compreendido, este momento suspenso de barbárie. Eu não sou Picasso e a minha pintura, referindo-se ao famoso Guernica, é só uma simple homenagem. Porque só posso relacionar o martírio de Guernica com o que viveram – mais uma vez – os habitantes de Gaza. A mesma violência contra os civis e a mesma passividade internacional. A mesma indignação. Sim. Esta pintura chama-se « Gaza, como um Guernica na televisão « .
Mathieu Colloghan, pintor e desenhador.